dimanche 22 février 2026

184*

J'ai envie de faire taire ce bruit permanent dans ma tête. J'ai tellement envie de silence. Vous savez, ce silence qui règne quand on a envie de rien, que l'on attend rien. Il n'y a plus cette montée de dopamine lorsque l'on reçoit la notification que la commande a été expédiée, ou lorsque le colis est disponible au point relais. Mais il reste le calme.

 


Chaque jour je me réveille, et presque instantanément mes premières pensées vont vers une envie. Je me suis souvent levée en me disant "Chic, c'est aujourd'hui qu'arrive ma commande". Alors, depuis mercredi 18, je lutte chaque jour pour tenir ces pensées éloignées. Vous ne pouvez pas imaginer la bande-passante que cela occupe. Je pense que si ça s'arrête un jour, je récupèrerai 50% de mes capacités cognitives. Et malgré ma démarche très consciente, j'y pense sans cesse, je surfe sur des sites, je crée des paniers. Cela a tellement changé en vingt ans. J'ai la nostalgie de cette jeune femme qui certes, aimait déjà s'habiller et choisir ses pièces avec soin et son propre style, mais les sources d'inspiration et d'approvisionnement étaient bien moins nombreuses, et je ne crois pas avoir été dans un état de désir permanent. 

Un jour, dans un film j'ai entendu cette réplique : "Être libre, c'est ne plus désirer". On retrouve cette idée dans la sagesse yogi, avec l'observance du contentement. Apprécier ce que l'on a. J'ai un dressing si plein. Pas débordant, non, ni incohérent, car depuis plusieurs années maintenant j'ai une politique d'intégration très limitative et qualitative. Mais cela n'empêche ni les erreurs d'achats, ni les envies-besoins...

Cette année, j'ai décidé de prendre un peu de recul avec mon dressing, et d'essayer, ESSAYER, d'y faire entrer le moins de pièces possibles. Je pense sincèrement de j'ai de quoi m'habiller pendant deux ans sans rien acheter., peur-être même davantage... Même chose avec les produits de beauté et d'hygiène, terminer, les pots, les tubes, le back up "au cas où".

J'espère revenir à l'essentiel, retrouver ma souveraineté. Oui, c'est ça, retrouver ma souveraineté.

mercredi 28 janvier 2026

183*


Après huit années de silence, je reprends le chemin de ce petit coin.

Et si pour changer on parlait chiffon? A force de voir fleurir ces bilans mode sur les comptes Instagram que je suis, et comme j'adoooore penser à et parler de ma garde-robe, et bien c'est parti!

Pour dérouler le bilan des pièces qui sont entrées et sont restées dans mon dressing, je vais suivre la succession des saisons.

2025 débute en hiver, et je triche un peu car mes deux premières importantes acquisitions remontent l'une à l'automne 2024 (des Doc Martens classiques de seconde main, pimpées par des lacets ruban), et l'autre est mon cadeau de Noël.

Cette veste en mouton la Démo a failli quitter mon dressing, car finalement je n'ai trouvé la bonne silhouette qu'au printemps, avec mon gilet du Comptoir Irlandais et ma veste matelassée Zara. Je ne l'ai pas encore portée en 2026.

Aux soldes d'hiver, j'ai acheté un pull Armor Lux à torsades rouge, mon seul achat maille de l'hiver. J'ai mis un peu de temps à l'accorder avec un bas; finalement c'est chose faite avec un chino en velours kaki.

Au printemps, j'ai acheté les Gazelles vertes avec la touche de rose sur lesquelles j'avais flashé depuis un an ou deux. Puis j'ai mis la main sur un jean droit noir délavé Only lors d'une sortie pour Etienne à l'Intersport de Guingamp.

Finalement, je n'ai porté les deux pièces qu'à la fin du printemps, pour la transition vers la garde-robe d'été.

J'ai fait rentrer un gilet sans manches léopard Bonobo, qui s'est avéré extrêmement polyvalent : il fonctionne aussi bien sur une blouse que sur un pull en hiver; c'est un achat dont je suis ravie!

 

Pour la Fête des Mères j'ai eu la chance d'avoir une nouvelle paire de lunettes de soleil : il s'agit du modèle Pink Havana chez RayBan. J'ai décidé de ne les porter qu'aux beaux jours, et profiter encore de mes JackieOhh.

 
 
Pour mon anniversaire (que nous devions passer ensemble), ma copine Béa m'a offert cette chouette besace Bensimon, parfaite pour les beaux jours. Je n'ai pas vraiment besoin de sac, mais je l'ai gardée, le kaki étant toujours une bonne idée.

L'arrivée de l'été a été compliquée... quatre kilos se sont doucement mais sûrement installés au cours du printemps, le retour à ma garde-robe d'été a été difficile (moi qui l'aime tant!). Heureusement qu'elle est constituée de robes, et j'ai acheté un bidule sur Amazon qui décale le boutonnage et augmente le tour de taille. Mais je n'étais pas vraiment à l'aise... Trois pièces sont rentrées pendant cette période : un slouchy taille haute camel, trouvé chez Bonobo, un top péplum noir dégoté sur Commense (banger) et un short en toile épaisse noir, taille haute chez Kiabi. J'ai porté les trois pièces et j'ai hâte de les retrouver;-)

 

Bon, j'ai aussi acheté des choses un peu inutiles, comme cette casquette pour les Vieilles Charrues vu qu'il pleuvait (alors que j'ai une casquette Superdry que j'adore à la maison...) et j'ai investi dans un maillot doublé en mérinos et un poncho spécialement pour les bains frais (excuse, excuse).

A l'automne, il y a eu un bonnet en cachemire seconde main gris clair (pour varier les plaisirs), un joli gilet jacquard chez Boden et bah... une salopette chez Hoalen. Bon, la salopette j'aurais pu la revendre, après tout c'était quand même une drôle d'idée, et comme j'ai perdu mes kilos du printemps je flotte un peu dedans, mais voilà, j'ai décidé de lui laissé une seconde chance. J'ai eu une cérémonie de remise de Palmes académiques alors j'ai acheté une veste zippée à poils chez Cache-Cache pour porter par dessus une ancienne robe, et j'ai revendue une ancienne polaire Hoalen marine pour en prendre une écru plus ajustée, et ce fut une opération blanche.

 

Alors, bilan des courses? 13 vêtements, 2 paires de chaussures et 5 accessoires. Je n'ai pas vraiment de regret, à part la casquette et la salopette, mais je les porterai.